Rénover son logement pour améliorer sa performance énergétique représente souvent un investissement important. Isolation, châssis, chauffage, ventilation… Face aux nombreuses possibilités, il n’est pas toujours évident de savoir quels travaux réaliser en priorité.
La Wallonie a annoncé les contours de son nouveau régime de soutien à la rénovation énergétique, dont l’entrée en vigueur est prévue pour le 1er octobre 2026.
Le futur dispositif doit notamment se concentrer davantage sur les logements les plus énergivores et remplacer la multitude de primes par un système principalement basé sur des prêts aidés. Pour les propriétaires, cette évolution renforce l’importance de bien planifier leur rénovation avant d’investir.
3 points clés à retenir
- Les logements les plus énergivores seront prioritaires.
Le nouveau dispositif ciblera principalement les habitations disposant d’un label PEB E, F ou G, avec un objectif minimal d’amélioration énergétique. - Le soutien reposera principalement sur des prêts aidés.
Deux mécanismes sont annoncés : le Rénopack et le Rénoprêt, avec des conditions différentes selon les revenus et la situation du demandeur. - L’audit devient une étape centrale.
Pour accéder aux prêts, un audit préalable aux travaux sera nécessaire afin d’identifier les améliorations pertinentes et de construire une rénovation cohérente.
Pourquoi la Wallonie réforme-t-elle les aides à la rénovation ?
Le précédent système reposait sur un grand nombre de dispositifs. Selon le Gouvernement wallon, plus de 120 primes différentes pouvaient se chevaucher, avec des délais de traitement parfois importants.
La réforme vise à simplifier le système et à concentrer les moyens sur les rénovations ayant un impact énergétique significatif.
Elle encourage également une approche plus globale : plutôt que d’envisager séparément une nouvelle toiture, des châssis ou un système de chauffage, le propriétaire est amené à réfléchir à la performance énergétique globale de son habitation.
Quels logements seront concernés ?
Le futur soutien sera principalement ciblé sur les logements présentant les performances énergétiques les plus faibles.
| Label PEB actuel | Performance minimale annoncée | Consommation spécifique |
| PEB G | Au minimum PEB D | ESPEC ≤ 340 kWh/m².an |
| PEB F | Au minimum PEB D | ESPEC ≤ 340 kWh/m².an |
| PEB E | Au minimum PEB C | ESPEC ≤ 255 kWh/m².an |
Cette notion de « saut de label » devient essentielle : les rénovations devront être suffisamment ambitieuses pour améliorer réellement la performance énergétique du logement.
Rénopack et Rénoprêt : comment fonctionnera le financement ?
Le futur régime reposera principalement sur le Rénopack et le Rénoprêt.
Le Rénopack sera destiné aux ménages des catégories de revenus C1, C2 et C3. Il prendra la forme d’un prêt à taux zéro, accompagné d’une réduction du montant à rembourser pouvant atteindre :
- 50 % pour la catégorie C1 ;
- 40 % pour la catégorie C2 ;
- 15 % pour la catégorie C3.
Le Rénoprêt concernera notamment la catégorie C4, les propriétaires-bailleurs et les associations de copropriétaires.
Pour une maison unifamiliale, le montant maximal pouvant être emprunté doit également passer de 60.000 € à 75.000 €.
L’aide sera ainsi davantage pensée à l’échelle du projet global de rénovation.
Pourquoi l’audit énergétique devient-il encore plus important ?
Dans le nouveau régime annoncé, les ménages souhaitant accéder aux prêts devront réaliser un audit avant le début des travaux.
Un bâtiment fonctionne comme un ensemble : modifier un élément peut influencer la pertinence des autres interventions. Remplacer un système de chauffage avant d’améliorer l’isolation, par exemple, peut conduire à dimensionner une installation sur des besoins qui diminueront ensuite.
L’audit permet notamment :
- d’analyser la situation énergétique du logement ;
- d’identifier les principales déperditions ;
- de déterminer les améliorations pertinentes ;
- de hiérarchiser les interventions ;
- de construire un scénario de rénovation cohérent.
L’objectif est donc de déterminer quels travaux réaliser et dans quel ordre.
Autrement dit : comprendre son bâtiment avant d’investir.
Et pour les copropriétés ?
Le nouveau régime prévoit également des dispositions pour les immeubles à appartements.
Les associations de copropriétaires pourront notamment accéder à un Rénoprêt à taux zéro pour certains travaux réalisés dans les parties communes.
Ces travaux devront s’appuyer sur un audit spécifique aux immeubles à appartements, particulièrement utile lorsque la performance énergétique dépend d’éléments communs comme la toiture, les façades ou certains systèmes techniques.
Comment préparer sa rénovation ?
L’entrée en vigueur du nouveau régime est annoncée pour le 1er octobre 2026.
Pour un propriétaire, la première étape n’est donc pas nécessairement de demander immédiatement des devis. Il est préférable de commencer par comprendre la situation énergétique du bâtiment, identifier ses principaux points faibles et définir une trajectoire de rénovation cohérente.
Une rénovation énergétique efficace consiste surtout à réaliser les bons travaux, dans le bon ordre.
Conclusion : anticiper sa rénovation énergétique en Wallonie
Le futur régime wallon marque une évolution importante du soutien à la rénovation énergétique. Le dispositif annoncé ciblera davantage les logements PEB E, F et G et favorisera les projets permettant une amélioration significative de leur performance.
Dans ce contexte, l’audit devient un outil central pour comprendre son habitation et planifier les interventions avant d’investir.
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FAQ – Nouveau régime de rénovation énergétique en Wallonie
Quand le nouveau régime entrera-t-il en vigueur ?
Son entrée en vigueur est annoncée pour le 1er octobre 2026.
L’audit sera-t-il obligatoire ?
Dans le régime annoncé, un audit préalable aux travaux sera nécessaire pour accéder aux prêts, sous réserve des modalités particulières prévues.
Quels logements sont principalement concernés ?
Le dispositif cible les logements PEB G et F pouvant atteindre au minimum le PEB D, ainsi que les logements PEB E pouvant atteindre au minimum le PEB C.